L’homme d’affaires Simon Coderre a misé sur l’automatisation
Article publié le : 26 avril 2017
L’automatisation est peut-être incontournable pour l’entrepreneur du 21e siècle, comme le souligne le thème de la 42e Semaine de l’industrie, mais elle nécessite, outre des investissements importants, de la patience avant que son installation ne devienne performante.
«Nous sommes les seuls à fabriquer des sacs à pommes de terre à poignée», dit-il fièrement tout en montrant un exemplaire sans qu’il soit possible de le photographier. Il faut savoir que nous venons d’entrer dans une partie de l’usine où les secrets sont bien gardés, surtout quand on sait que le seul compétiteur de M. Coderre, au Québec, se trouve à peine à quelques kilomètres.
Mais l’installation de la nouvelle technologie n’a pas été de tout repos. Le fabricant a délégué des techniciens pour s’assurer du bon fonctionnement de la machine. «Plusieurs ajustements ont été nécessaires. Le disjoncteur a sauté quatre cinq fois», se souvient M. Coderre qui est loin de regretter sa décision qui lui permet «de se démarquer, de s’accaparer de nouveaux marchés et d’améliorer le chiffre d’affaires, sans augmenter la main-d’œuvre».
A-t-il peur des menaces du président de Donald Trump qui n’a de cesse de vouloir renégocier l’accord de libre-échange? M. Coderre, plutôt optimiste, ne craint pas ces menaces. «Non je ne crois pas. Il y a des choses qui ne seront pas réalisables sur le terrain», soutient celui qui dirige une cinquantaine d’employés dans une usine d’environ 35 000 pieds carrés.
La 42e semaine de l’industrie, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond, se tient du 24 au 28 avril.
